Article épinglé ‘Dépistage’

Cancer du sein et dépistage

Vendredi, octobre 5th, 2012 par Did

Le cancer du sein est malheureusement fréquent. Rien qu’en Suisse, on dénombre près de 5500 nouveaux cas de femmes touchées chaque année. Bien que beaucoup plus rare, le cancer du sein existe aussi chez l’homme avec une quarantaine de cas annuels dans notre pays. Il se déclare généralement après la ménopause, mais peut également toucher dans 20% des cas des femmes de moins de 50 ans. C’est pourquoi il est si important de faire des contrôles réguliers. Un dépistage effectué suffisamment tôt permet d’augmenter considérablement les chances de survie.

La mammographie est la méthode de dépistage par excellence. On effectue une radiographie des seins afin de déceler la présence éventuelle de nodules ou de modifications anormales. Elle est recommandée tous les deux ans chez les femmes à partir de 50 ans.  En attendant, on conseille vivement d’effectuer un contrôle annuel chez le gynécologue qui effectuera une vérification par palpation des seins. Chaque femme devrait également penser à s’auto-contrôler de cette manière de temps à autres.

Ainsi, il ne faut pas hésiter à consulter si vous remarquez un durcissement anormal au niveau du sein ou des aisselles, des modifications diverses touchant la taille, la forme ou la couleur des seins autres que ce dont vous avez l’habitude au moment des règles, ainsi que toute douleur ou tension inhabituelle.

Bonne fin de semaine

Did

De nouvelles techniques pour vaincre le cancer

Vendredi, août 12th, 2011 par Did
Avec près de 8 millions de victimes en 2008, le cancer est une des causes les plus importantes de mortalité dans le monde. Depuis quelques années, on ne se contente pas de chercher de nouveaux traitements, mais le monde scientifique s’intéresse aussi à la mise en place de nouveaux moyens  permettant de mieux détecter, suivre l’évolution et définir précisément chaque cancer. En d’autres termes, de nouveaux outils permettront bientôt d’établir un diagnostique plus rapide et plus fiable afin que les traitements aient ensuite le plus de chances de succès. Bien sûr, de nombreuses méthodes de diagnostique existent déjà : examens cliniques, scanners, prélèvements sanguins…Cependant, elles montrent certaines lacunes que les nouvelles techniques devraient combler. Petit passage en revue :

Utiliser des virus

Virus

Un virus préparé spécifiquement sera capable de s’introduire  dans les cellules cancéreuses. Arrivé là, il provoquera la production d’une protéine fluorescente. Après quelques jours, celle-ci se retrouvera dans le sang du patient. Sa présence indiquera à coup sûr que des cellules cancéreuses sont présentes dans son organisme, même en l’absence de symptômes. Cette technique de dépistage précoce pourrait, si elle aboutit, remplacer l’imagerie (scanner, échographie…) ou l’analyse d’échantillons corporels. Moins chère et plus fiable, elle ne permettra cependant pas de localiser la tumeur.

Utiliser des anticorps

Les anticorps sont produits dans notre organisme en réponse à l’invasion de corps étrangers , par

Anticorps

 exemple des bactéries ou des toxines. En se fixant sur celles-ci, ils permettent leur inactivation et leur élimination. Or, en présence de certaines cellules tumorales, des anticorps sont aussi produits. C’est le cas par exemple pour le cancer de la prostate. En détectant leur présence, on pourra donc savoir qu’un cancer est en train de prendre forme, dès le tout début de la maladie.

Utiliser l’ADN

ADN

L’ADN est porteur de notre patrimoine génétique. Les cellules cancéreuses sont des cellules qui ont subi d’importantes mutations, c’est-à-dire des transformations au sein-même de leur ADN. Détecter ces mutations permettra un diagnostique précoce et donnera aussi des informations quant à la nature du cancer. Par exemple, on pourra savoir si il est résistant à la chimiothérapie, ce qui évitera des traitements inutiles. Ces informations seront obtenues par une simple prise de sang, avant même l’apparition des premiers symptômes, alors qu’aujourd’hui, une biopsie (prélèvement d’un échantillon du tissu malade) est indispensable.

Utiliser la mobilité des cellules cancéreuses

Une des caractéristiques des cellules cancéreuses est leur capacité à se répandre dans tout l’organisme (métastases). Une nouvelle technique de détection de ces cellules mobiles pourra permettre d’en doser la quantité dans le sang, et ainsi de savoir si un traitement fonctionnne ou non. Si leur nombre diminue, le traitement est efficace. Dans le cas contraire, il ne l’est pas.

Utiliser des composés organiques

Les cellules cancéreuses peuvent s’abîmer et libérer des composés organiques dont certains se retrouvent dans les poumons du patient, et donc dans son haleine. Leur concentration dépend de la localisation et de l’évolution de la maladie. Récemment, une technique a été mise au point pour détecter ces composés organiques. A moyen terme, cela permettra un dépistage plus rapide pour les cancers du poumon, du sein ou du colon.

La recherche avance et c’est réjouissant

Bonne fin de semaine

Did