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Les brûlures (2/2) : Que faire...et ne pas faire ?

La semaine dernière, on a vu comment distinguer les trois degrés de gravité d'une brûlure et dans quels cas le recours à une consultation médicale est approprié. Que peut-on faire soi-même en attendant le médecin ou si la brûlure ne nécessite pas de consultation ? Et que doit-on éviter ?

1. La première mesure à prendre est de rapidement refroidir la plaie. On calme ainsi la douleur, mais on évite aussi et surtout une aggravation de la brûlure. On recommande de laisser la blessure 15 à 20 minutes sous une eau à 15°C ce qui est froid mais pas glacé. Si la surface est importante, on peut utiliser la douche. Eviter la glace qui pourrait provoquer une brûlure par le froid.

2. Si les vêtements adhèrent à la plaie, il ne faut pas chercher à les enlever puisqu’on risque alors d’arracher la peau en même temps. L’application d’eau se fera donc dans ce cas avec le vêtement. Eviter d’enlever un vêtement ou un bijou si cela peut léser la zone brûlée.

3. On peut ensuite sécher la plaie et la couvrir avec un tissu propre comme par exemple de la gaze stérile. Utiliser un tissu non-adhérant afin de ne pas tout arracher quand on l’enlève.

4. La désinfection à l’aide d’un antiseptique incolore (chlorhexidine) est possible. Il existe aussi un certain nombre de produits permettant par la suite de soulager la douleur, réhydrater la peau ou favoriser la cicatrisation de la plaie (dexpanthénol, acide hyaluronique…). Votre pharmacien est votre ami et peut vous conseiller en fonction des caractéristiques et de la nature de la brûlure.

5. Si c’est nécessaire, penser aussi à sécuriser le lieu de l’accident afin qu’un autre problème ne vienne pas se greffer par dessus. Par exemple, si de l’eau bouillante s’est renversée et que des enfants en bas âge rôdent dans les parages, il peut être judicieux de les éloigner. De même, si le problème provient d’un appareil électrique (fer à repasser…), d’un barbecue… Dans le feu de l’action, on n’y pense pas toujours.

6. Enfin, il est judicieux de protéger la cicatrice résiduelle du soleil. En effet, une cicatrice fraîche peut prendre une pigmentation plus foncée que le reste de la peau si elle est exposée. Selon la localisation, cela peut être assez inesthétique. Ceci est d’ailleurs vrai quelque soit l’origine de la cicatrice.

Ce qu'il faut éviter :

1. Ne pas percer les cloques éventuelles car cela favoriserait l’infection de la plaie.

2. Eviter de traiter la brûlure avec de la farine, de l’huile, du lait ou d’autres produits fantaisistes. Tous ces produits sont contre-indiqués.

3. Eviter d’appliquer des produits colorants. Ils ont pour effet de rendre difficile l’évaluation de la plaie. L’alcool est également contre-indiqué.

4. Comme dit plus haut, ne pas chercher à enlever les vêtements s’ils adhèrent à la plaie.

Bonne fin de semaine

Did

Les brûlures (1/2) : Evaluer la gravité...

Adopter un comportement adéquat suite à une brûlure, même légère, peut contribuer à améliorer d’une manière significative le processus de guérison. On va en parler un peu ces deux prochaines semaines.

Selon la profondeur de la brûlure, on distingue trois degrés :

- Premier degré : la peau est rouge et douloureuse, par exemple un léger coup de soleil. La guérison se fait généralement en quelques jours et il ne subsiste pas de cicatrices.

- Second degré : la peau est atteinte plus en profondeur. En plus de la rougeur, des cloques apparaissent. La guérison peut prendre jusqu’à plusieurs semaines. Il peut subsister des cicatrices discrètes mais la régénération de la peau se fait de manière spontanée.

- Troisième degré : les tissus profonds de la peau et les terminaisons nerveuses sont atteints. On peut donc avoir une insensibilité à la douleur au niveau de la plaie. La peau prend une couleur blanche, brune ou noire. Des cicatrices vont subsister et la régénération de la peau ne peut se faire spontanément. La greffe est alors nécessaire.

Quand consulter le médecin ?

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, tels que la profondeur, l’étendue, la localisation, l’âge et les symptômes associés.

On aura recours à la consultation médicale dans les cas suivants :

- Pour toute brûlure du troisième degré.

- Pour toutes brûlures des premier et deuxième degrés

o couvrant une large surface. Une brûlure d’une taille supérieure à la paume de la main peut déjà nécessiter un contrôle médical.
o étant localisée dans des zones sensibles telles que le visage (les yeux et la bouche en particulier), les organes génitaux ou les articulations.
o concernant un nourrisson ou un enfant en bas âge.
o accompagnées de fièvre, frissons, nausées ou état confusionnel.
o ne se résorbant pas dans les 10 à 14 jours suivants ou présentant des complications infectieuses.

La semaine prochaine, on fera un petit survol de ce que l'on peut faire soi-même, et aussi de ce qu'il ne faut pas faire...

Bonne fin de semaine

Lorsque les tiques attaquent

Les tiques sont des parasites se nourissant du sang de leur hote. Plus actives lorsque les beaux jours reviennent, on les trouve principalement en forêt et dans les herbes hautes, rarement au-delà de 1,5 mêtres de hauteur.

Elles peuvent transmettre potentiellement plusieurs dizaines de maladies, par l'intermédiaire de leur salive lors de la piqûre. Parmi celles-ci, la borréliose de Lyme et la méningo-encéphalite à tiques sont les plus communes.

La borréliose est une maladie d'origine bactérienne dont le premier signe est SOUVENT MAIS PAS TOUT LE TEMPS une rougeur de forme circulaire qui grandit au fil des jours sur le site de la piqûre . De la fièvre, un mal de tête et de la fatigue sont des symptômes que l'on observe aussi au début de l'infection. Si un traitement antibiotique est entamé à ce stade, la maladie est facilement guérissable. Par la suite, cela devient plus compliqué à soigner. En effet, l'infection se répand dans l'organisme et d'autres symptômes apparaissent, parfois des mois après la piqûre, ce qui rend le diagnostique difficile. Méningite, troubles neurologiques, douleurs articulaires et troubles cardiaques en sont quelques exemples. Dans un dernier stade, les symptômes tendent à s'aggraver et à devenir chroniques. D'où l'importance d'être vigilant et de réagir assez tôt si de tels symptômes se présentent après une piqûre de tique.

L'encéphalite à tiques est une maladie d'origine virale et connait une évolution en deux stades. Dans un premier temps, généralement dans les dix jours suivant la piqûre, des symptômes grippaux apparaissent. La maladie régresse ensuite spontanément dans la majorité des cas. Chez certaines personnes, on voit cependant apparaître par la suite des symptômes de type neurologiques (méningite, troubles mentaux) pouvant durer quelques semaines. Chez une petite proportion de patients (environ 1%), cela se termine malheureusement par un décès. C'est pourquoi, dans les zones où la contamination est possible, la vaccination préventive peut être judicieuse car il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement.

Bien entendu, piqûre ne rime pas forcément avec infection. Le risque varie en fonction des régions, mais dans tous les cas, seule une minorité de tiques va finir par transmettre ces maladies, la borréliose étant la plus répandue. Cependant, afin de se prémunir, quelques mesures peuvent être prises, surtout si l'on est dans une zone à risques : on privilégiera des pantalons longs avec les chaussettes remontées par dessus. Des vêtements clairs permettent aussi de mieux repérer la tique avant qu'elle ne pique. On peut aussi procéder à un rapide contrôle de son corps après la balade, notamment chez les enfants. Le dessous des bras, le creux des genoux, le cou, la tête (enfants) et l'entrejambe sont des zones privilégiées par les tiques. Il existe aussi des produits répulsifs assez efficaces que l'on peut trouver en pharmacie.

Bonne fin de semaine

Did

Médicament contre l'obésité retiré de la vente

Déjà interdit de vente au niveau européen il y a quelques mois, le médicament contre l'obésité Réductil est maintenant suspendu également en Suisse. En effet, sa molécule active, la sibutramine, présente des risques cardiovasculaires que l'on a jugés suffisamment importants pour procéder à la suspension immédiate de l'autorisation de mise sur le marché. Pour autant, il ne s'agit pas d'un retrait définitif d'autorisation. Si de nouvelles études viennent contredire les connaissances actuelles, Reductil pourrait être à nouveau commercialisé.

L'étude à l'origine de cette suspension a été effectuée sur plusieurs milliers de personnes au niveau européen. Elle a été réalisée afin d'évaluer la sécurité cardiovasculaire du médicament chez des patients à risques. Sur la base des résultats obtenus qui montrent un rapport bénéfice/risque insuffisant, l'agence européenne a recommandé la suspension de l'autorisation de tous les médicaments contenant de la sibutramine dans l'ensemble de l'UE. Avec un petit délai, l'Institut suisse du médicament Swissmedic vient donc de rendre une décision identique.

Dans un billet du 12 février dernier, on indiquait que la sibutramine était présente dans un certain nombre de préparations supposément amaigrissantes vendues sur Internet. On rappelait à cette occasion que la prudence était de mise avec ce genre de produits miracles. Voilà qui vient le confirmer.

Les médecins n'étant plus autorisés à prescrire le Réductil et les pharmaciens ne pouvant plus le délivrer, il est recommandé aux patients actuellement sous traitement de consulter leur médecin afin de déterminer ce qu'il convient de faire.

Bonne fin de semaine

Did

Bonnes fêtes de Pâques !

Les fêtes de Pâques sont là. Le chocolat étant mis à l’honneur en cette période, souvenons-nous toutefois que tous les chocolats n’ont pas le même impact sur notre organisme.

Le chocolat noir est le plus riche en cacao. De ce fait, il possède quelques propriétés intéressantes pour la santé. Sa concentration importante en substances antioxydantes (polyphénols, zinc) lui procure une action contre les radicaux libres. Ceux-ci sont en partie responsables du vieillissement cellulaire et seraient entre autres impliqués dans certaines maladies cardio-vasculaires (artériosclérose, hypertension), articulaires (arthrite) et dans certains cancers. La forte teneur en cacao du chocolat noir permettrait donc de se prémunir contre ces maladies. Le chocolat noir est également riche en magnésium ce qui lui confère des propriétés contre la fatigue physique et intellectuelle, ainsi que des propriétés anti-stress. D’une manière générale, il est riche en sels minéraux. En plus du magnésium, on y trouve principalement du potassium ainsi que du calcium et du phosphore.

Paradoxalement, il contient de grandes quantités d’acide oxalique. Ce n’est pas une bonne nouvelle car cet acide peut provoquer des calculs rénaux et empêcher l’absorption des minéraux cités plus haut. Les personnes étant sujettes aux calculs devraient donc en consommer avec plus de modération. Pour les autres, cela ne pose pas de problème.

Riche en graisses, le chocolat noir n’augmente cependant pas les taux de « mauvais » cholestérol.

Le chocolat au lait est moins gras et moins riche en cacao que le chocolat noir, mais il contient plus de sucre et de calcium, présence de lait oblige. Il est également plus pauvre en magnésium. Du fait de sa plus faible teneur en cacao, il possède nettement moins de vertus pour la santé que son cousin le chocolat noir.

Quant au chocolat blanc, il est principalement composé de beurre de cacao riche en acides gras saturés et donc en « mauvaises » graisses. Il ne contient pas du tout de cacao et n’a donc pas ses propriétés.

Bon appétit et bonnes fêtes de Pâques

Did
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