Et voilà que les tiques sont là

Vendredi, mai 25th, 2012 par Did

Quelque part, la tique rôde...

Amateurs de promenades champêtres, soyez sur vos gardes. Les tiques reviennent en force ce printemps suite à un hiver qui leur a été favorable. Ces parasites se nourissent du sang de leur hôte et on les trouve surtout en forêt et dans les herbes hautes. Ce ne serait rien si certaines d’entre elles n’étaient pas porteuses de maladies potentiellement graves comme la méningoencéphalite (FSME) ou la borréliose (maladie de Lyme) et qu’elle nous transmet par sa salive.
La borréliose est transmise par des bactéries et se soigne donc à l’aide d’antibiotiques. Par endroits, une tique sur deux peut en être porteuse. En Suisse, le nombre de personnes infectées augmente chaque année. On en est actuellement à environ 3000 par ans selon l’OFSP. Le premier signe d’une borréliose est caractéristiques mais n’est pas toujours présent : une rougeur de forme circulaire qui grandit au fil des jours sur le site de la piqûre . De la fièvre, un mal de tête et de la fatigue sont des symptômes que l’on observe aussi au début de l’infection. Si un traitement antibiotique est entamé à ce stade, la maladie est facilement guérissable. Par la suite, cela devient plus compliqué à soigner. Parfois des mois après la piqûre, apparaissent des symptômes de type méningite, troubles neurologiques, douleurs articulaires et troubles cardiaques. Si rien n’est fait, il peut en résulter des séquelles à vie. Il est donc important d’être vigilant et de réagir assez tôt si de tels symptômes se présentent, même longtemps après une piqûre de tique.
L’encéphalite à tiques est une maladie d’origine virale. En Suisse, entre 1 et 3% des tiques sont porteuses du virus et une centaine de personnes sont infectées chaque année. Il existe un vaccin efficace contre cette maladie. Si l’on vit dans une région exposée, il peut avoir du sens de se faire vacciner. En effet, il n’existe pas de traitement contre l’encéphalite à tiques. Cette maladie se manifeste dans les 4 semaines suivant la piqûre par des symptômes grippaux. La plupart du temps, ils disparaissent en quelques jours et l’histoire se termine là. Malheureusement, chez 5 à 15% des personnes, apparaissent ensuite des symptômes de type neurologiques (méningite, troubles mentaux) pouvant durer quelques semaines à plusieurs mois. Chez une petite proportion de patients (environ 1%), cela se termine par un décès.
Hormis la vaccination, des mesures comportementales peuvent être prises, surtout si l’on est dans une zone à risques : pantalons longs, vêtements clairs permettant de mieux repérer la tique avant qu’elle ne pique. Un contrôle corporel après la promenade est recommandé, notamment chez les enfants. Les plis du corps sont des endroits que la tique privilégie : dessous de bras, creux des genoux, entrejambes…Attention à la tête et au cou chez les enfants. Enfin, des produits répulsifs sont disponibles en pharmacie.
Bonne fin de semaine
Did

Carton rouge aux médicaments par correspondance

Vendredi, mai 18th, 2012 par Did

Comme un exemple vaut mieux que de longs discours, voici retranscrite une lettre de lecteur parue dans le magasine Bon à Savoir de mai 2012.

« J’ai commandé par téléphone les médicaments prescrits par mon médecin à une entreprise basée en Suisse alémanique, qui fait ses envois en courrier A. Quelle n’a pas été ma colère lorsque, 48 heures après ma commande, j’ai trouvé par hasard une fiche jaune collée à l’extérieur de la porte d’entrée de mon immeuble sur laquelle il était écrit que je devais me rendre au guichet le lendemain pour récupérer mon colis. »

Le lecteur mécontent ajoute en substance :

« Ce jour-là, il y avait en permanence trois personnes à la maison ».

Il faut donc comprendre que le facteur, ce jour-là, n’a pas jugé utile de monter à l’étage frapper à la porte et remettre le colis en mains propres au patient. Par parenthèse, il semble que ce genre de pratique ne soit pas si rare. Le patient en a donc été quitte pour aller retirer, le lendemain, ses médicaments à la poste. Ainsi apparaissent au grand jour les limites du système que certains assureurs cherchent à mettre en place en incitant leurs assurés à acheter leurs médicaments à distance.

Le médicament n’est pas une marchandise comme une autre, chacun peut en convenir. Il est donc de bon sens que sa remise soit effectuée par des professionnels qui savent ce qu’ils font et qui savent ce qu’ils donnent. Notre malheureux patient y réfléchira peut-être à deux fois la prochaine fois qu’on lui proposera d’utiliser un service par correspondance.

Bonne fin de semaine

Did

Soigner l’allergie saisonnière par l’homéopathie

Vendredi, mai 11th, 2012 par Did

Cette semaine, nous vous présentons quelques remèdes homéopathiques susceptibles de vous aider à soulager les symptômes de l’allergie saisonnière.

  1. Allium Cepa : efficace lorsque les yeux larmoient légèrement ou que le nez coule beaucoup et est irrité. Agit également lorsque des éternuements fréquents accompagnent les symptômes ci-dessus.
  2. Euphrasia : agit principalement sur les fortes irritations des yeux. L’oeil est rouge, larmoyant et irrité. On trouve l’Euphrasia sous forme de granules homéopathiques à sucer. On la trouve également en gouttes pour les yeux, forme sous laquelle elle agit efficacement contre la fatigue et l’irritation occulaire.
  3. Sabadilla : lorsque les symptômes allergiques irritent votre gorge, pensez à cette préparation. Elle agit également contre les larmoiements et l’écoulement nasal.
  4. Poumon-histamine : particulièrement efficace sur l’asthme saisonnier. Il agit sur le terrain allergique du patient et permet de moduler directement la production de l’histamine, cette molécule responsable des symptômes de l’allergie dont on parlait la semaine dernière.

Passez nous voir, nous vous renseignerons volontiers sur la manière de prendre ces traitements…

Bonne fin de semaine

Did

Réaction allergique et histamine

Vendredi, mai 4th, 2012 par Did

Ils sont parmi nous...

A chaque retour du printemps, c’est le même problème : vos yeux pleurent, votre nez coule, votre gorge pique…Bref, comme de nombreuses personnes, vous souffrez d’allergies saisonnières. Et croyez-le ou non, tous vos symptômes sont causés par la libération dans votre organisme d’une petite molécule toute simple : l’histamine. Prenons l’exemple du pollen, puisque c’est de saison. Lorsque nous respirons, le pollen pénètre dans notre organisme qui le reconnait une première fois comme un corps étranger. Comme la nature est bien faite, notre système immunitaire va alors produire des petites molécules spécifiques, les anticorps, afin de se souvenir qu’il doit réagir pour se débarasser des pollens la prochaine fois qu’il les verra. Ces anticorps vont se fixer sur des cellules que l’on appelle les mastocytes. On ne ressent aucun symptôme lors de cette première exposition. Cependant, tout change lors de la seconde exposition : les pollens vont être reconnus par les fameux anticorps. Cela va provoquer la libération de l’histamine par les mastocytes. Une fois libérée, l’histamine va se répandre dans les tissus et déclencher les effets que vous connaissez bien :
  1. Contraction des bronches conduisant à de l’asthme, des difficultés respiratoires et de la toux.
  2. Dilatation des vaisseaux sanguins : une libération massive d’histamine lors d’une réaction allergique brutale (choc anaphylactique) engendre une chute de tension importante. En dernier lieu, le coeur peut cesser de battre.
  3. Urticaire, rougeur de la peau.
  4. La dilatation des vaisseaux produit également oedème, larmoiement, nez qui coule.
Vous savez maintenant à qui, ou plutôt à quoi vous en prendre lorsque vos allergies refont surface. La semaine prochaine, nous discuterons de quelques remèdes homéopathiques pouvant aider à surmonter tout ça.
Bonne fin de semaine
Did