Que faire en cas de gastro ?
Vendredi, janvier 27th, 2012 par Did
La gastro-entérite se caractérise par une inflammation et une infection des voies digestives. Elle est souvent d’origine virale, mais peut aussi trouver sa source dans des bactéries, par exemple lors d’une intoxication alimentaire. Dans ce dernier cas, le recours aux antibiotiques est souvent nécessaire.
La gastro provoque des symptômes bien connus : mal de ventre, diarrhées, nausées et vomissements. Des maux de tête et de la fièvre sont aussi fréquents. Chez les enfants en bas âge (nourrissons, petits enfants), le risque principal est la déshydratation. Un nourrisson qui ne mouille plus ses couches, qui ne boit pas ou qui perd du poids doit être rapidement montré à un médecin. Il prescrira des solutions de réhydratation obtenables en pharmacie. Chez les enfants déjà grands ou chez les adultes ayant une santé par ailleurs normale, la gastro-entérite virale se résorbe généralement d’elle-même en 2 à 3 jours. Le recours au médecin n’est pas forcément nécessaire et vous pouvez prendre vous-mêmes les quelques mesures suivantes :
- S’hydrater autant que possible et par petites quantités : eau, tisanes, bouillons riches en sels minéraux…Pour lutter contre la diahrée, les aliments suivants sont conseillés : riz blanc, eau du riz, pommes de terre, soupes de pâtes, poulet ou dinde, banane, pomme écrasée, carottes cuites, yaourt nature riche en bactéries lactées. Mangez léger et fractionnez les repas.
- Le recours aux médicaments est également possible : pour la diarrhée, des reconstituants de la flore intestinale peuvent être obtenus en pharmacie. Ce devrait être un premier choix, notamment chez les enfants. Pour les adultes, la prise de lopéramide est également possible. Cette molécule agit très efficacement contre la diarrhée mais devrait être utilisée avec précaution. Elle agit en effet tellement bien qu’elle peut provoquer une forte constipation. Demandez conseil à votre pharmacien à ce sujet. Enfin, le charbon actif peut être utilisé. Il va agir en captant l’eau et les toxines présentes dans le tube digestif.
- Pour le traitement des nausées et vomissements, on utilise souvent la dompéridone ou l’anti-histaminiques méclozine.
- Des dérivés de la scopolamine et des antiflatulants peuvent être utilisés pour traiter les douleurs abdominales.
- Le paracétamol premettra de traiter la fièvre et les douleurs (mal de tête…).
Rappelons encore une fois quelques signes qui devraient vous conduire directement chez le médecin :
- Suspicion d’une gastro d’origine bactérienne (intoxication alimentaire)
- Nourrissons et enfants en bas âge, personnes âgées ou à la santé fragile.
- Sang dans les selles, vomissements d’aspect anormal et plus généralement tout symptôme suspect
- Diarrhées ou vomissements particulièrement violents et qui durent dans le temps.
- Symptômes persistants plus de 48 heures
Bonne fin de semaine
Did
Le don de guérir
Vendredi, janvier 20th, 2012 par Did
Face à certaines pathologies, la médecine traditionnelle se montre parfois impuissante. De nombreuses personnes se tournent alors, souvent en dernier recours, vers les guérisseurs, magnétiseurs, rebouteux et autres faiseurs de secrets. Agissant par imposition des mains pour les uns, à distance pour d’autres, ils sont beaucoup à oeuvrer bénévolement, faisant profiter gratuitement de leur don un nombre croissant de personnes. Et force est de constater qu’au-delà de toute explication rationnelle, les résultats sur le bien-être du patient sont souvent réels.
Le lien suivant vous conduira à un reportage audiovisuel d’une douzaine de minutes sur l’un de ces guérisseurs qui a découvert son don par hasard (comme c’est souvent le cas) à l’adolescence.
http://www.swissinfo.ch/fre/multimedia/video/Le_secret.html?cid=294704
Ici, vous trouverez des adresses de personnes pratiquant le secret par téléphone et de manière bénévole. Douleurs, verrues, brûlures, eczéma…Peut-être pourront-ils vous aider :
http://www.gedelaloye.ch/listedons.htm
Bonne fin de semaine
Did
L’art de se laver les mains
Vendredi, janvier 13th, 2012 par Did
On le sais depuis le milieu du 19em siècle, le manque d’hygiène des mains est un facteur prépondérant dans la
transmission des infections. Ceci est d’autant plus vrai en période hivernale où virus et bactéries s’en donnent à coeur joie. Reste que pour un maximum d’efficacité, on ne devrait pas se laver les mains n’importe comment. L’usage de savon ou de solutions hydro-alcooliques est indispensable. Le lavage devrait également durer assez longtemps (environ 1 minute) et sur toutes les surfaces de la main. Le séchage devrait se faire avec une serviette à usage unique. Eviter les souffleries d’air chaud (par exemple au restaurant) car elles projetent des germes sur vos mains (!). Ensuite, utilisez la serviette pour fermer le robinet et aussi pour la porte. Toujours avec l’exemple du restaurant, pensez à tous ceux qui ont appuyé sur la poignée de la porte des toilettes sans s’être lavé les mains auparavant.
Pour plus de détails, voyez les recommandations de l’OMS à ce sujet :
http://www.who.int/csr/resources/publications/swineflu/AH1N1_clean_hands/fr/index.html
Bonne fin de semaine
Did
Pharmacies de quartier : un rôle social sous-évalué
Mardi, janvier 3rd, 2012 par Did
A l’aube de cette nouvelle année où certaines caisses maladies font pression sur leurs affiliés afin qu’ils se fassent envoyer leurs médicaments par la poste…où les grandes surfaces cherchent à se positionner sur le marché du médicament……où les achats sur Internet sont en constante augmentation…
A l’aube de 2012, nous devons nous poser cette question : dans quelques années, aurons-nous toujours envie d’avoir, près de chez nous, une petite pharmacie de quartier, accueillante, offrant un service de qualité et de proximité. Souhaiterons-nous toujours bénéficier d’un suivi thérapeutique de pointe, avec un personnel qui connaîtrait notre cas de manière approfondie ? Avec un personnel prêt à se déplacer chez nous pour nous livrer un médicament en urgence si nous ne pouvons pas sortir ? Nous dispensant les premiers soins si nous sommes tombés dans la rue ? Nous escortant jusqu’à la permanence voisine si nécessaire ? Avec un personnel prêt à passer du temps avec nous pour nous conseiller au mieux, ou tout simplement nous écouter ? Et souvent, faut-il le rappeler, gratuitement.
Si la réponse est oui, alors soyons sur nos gardes. Soyons sur nos gardes, car la tendance ne va pas du bon côté. Face à la pression des grands groupes et de certains assureurs intéressés par leurs seuls profits, les petites officines de quartier telles que nous en connaissons encore, risquent d’avoir de plus en plus de difficultés à tourner.
Or, ces petites structures sont un ciment social important et qui permet de réaliser de nombreuses économies sur les coûts de la santé…contrairement à ce qu’on essaye toujours de nous faire croire. Car le pharmacien agit en quelque sorte comme un filtre, permettant par ses conseils gratuits d’éviter de coûteuses (et parfois inutiles) consultations médicales ; détectant les erreurs et les imprécisions parfois présentes sur les ordonnances ; permettant par sa présence de rompre la solitude quotidienne de nombreuses personnes, souvent âgées, mais aussi plus jeunes et parfois désocialisées ; remplissant un rôle de confident. Quelles économies sont ainsi réalisées ? Personne ne peut le dire, mais elles sont sans doute très importantes.
Bien sûr, la pharmacie est un commerce, et comme tout le monde, le pharmacien doit gagner sa vie. Mais il y a la manière. A commencer par ne pas le faire au détriment du patient et de la qualité des prestations de soins. Quand vous irez retirer vos médicaments à la poste ou dans une grande surface ; quand vous commanderez sur Internet ; quand votre médecin vous remettra systématiquement lui-même vos médicaments ; bref, quand l’officine de quartier aura fini d’exister, alors qu’on le veuille ou non, le système de santé suisse aura perdu en qualité. Car ces petites pharmacies ont su, depuis toujours, trouver cet équilibre, somme toute fragile, entre le commercial et l’humain. Indispensable équilibre que nous devons tout faire pour conserver.
Ce sera donc notre vœu pour la nouvelle année.
Did
Que faire en cas de gastro ?
Vendredi, janvier 27th, 2012 par Did
La gastro-entérite se caractérise par une inflammation et une infection des voies digestives. Elle est souvent d’origine virale, mais peut aussi trouver sa source dans des bactéries, par exemple lors d’une intoxication alimentaire. Dans ce dernier cas, le recours aux antibiotiques est souvent nécessaire.
La gastro provoque des symptômes bien connus : mal de ventre, diarrhées, nausées et vomissements. Des maux de tête et de la fièvre sont aussi fréquents. Chez les enfants en bas âge (nourrissons, petits enfants), le risque principal est la déshydratation. Un nourrisson qui ne mouille plus ses couches, qui ne boit pas ou qui perd du poids doit être rapidement montré à un médecin. Il prescrira des solutions de réhydratation obtenables en pharmacie. Chez les enfants déjà grands ou chez les adultes ayant une santé par ailleurs normale, la gastro-entérite virale se résorbe généralement d’elle-même en 2 à 3 jours. Le recours au médecin n’est pas forcément nécessaire et vous pouvez prendre vous-mêmes les quelques mesures suivantes :
- S’hydrater autant que possible et par petites quantités : eau, tisanes, bouillons riches en sels minéraux…Pour lutter contre la diahrée, les aliments suivants sont conseillés : riz blanc, eau du riz, pommes de terre, soupes de pâtes, poulet ou dinde, banane, pomme écrasée, carottes cuites, yaourt nature riche en bactéries lactées. Mangez léger et fractionnez les repas.
- Le recours aux médicaments est également possible : pour la diarrhée, des reconstituants de la flore intestinale peuvent être obtenus en pharmacie. Ce devrait être un premier choix, notamment chez les enfants. Pour les adultes, la prise de lopéramide est également possible. Cette molécule agit très efficacement contre la diarrhée mais devrait être utilisée avec précaution. Elle agit en effet tellement bien qu’elle peut provoquer une forte constipation. Demandez conseil à votre pharmacien à ce sujet. Enfin, le charbon actif peut être utilisé. Il va agir en captant l’eau et les toxines présentes dans le tube digestif.
- Pour le traitement des nausées et vomissements, on utilise souvent la dompéridone ou l’anti-histaminiques méclozine.
- Des dérivés de la scopolamine et des antiflatulants peuvent être utilisés pour traiter les douleurs abdominales.
- Le paracétamol premettra de traiter la fièvre et les douleurs (mal de tête…).
Rappelons encore une fois quelques signes qui devraient vous conduire directement chez le médecin :
- Suspicion d’une gastro d’origine bactérienne (intoxication alimentaire)
- Nourrissons et enfants en bas âge, personnes âgées ou à la santé fragile.
- Sang dans les selles, vomissements d’aspect anormal et plus généralement tout symptôme suspect
- Diarrhées ou vomissements particulièrement violents et qui durent dans le temps.
- Symptômes persistants plus de 48 heures
Bonne fin de semaine
Did
Le don de guérir
Vendredi, janvier 20th, 2012 par Did
Face à certaines pathologies, la médecine traditionnelle se montre parfois impuissante. De nombreuses personnes se tournent alors, souvent en dernier recours, vers les guérisseurs, magnétiseurs, rebouteux et autres faiseurs de secrets. Agissant par imposition des mains pour les uns, à distance pour d’autres, ils sont beaucoup à oeuvrer bénévolement, faisant profiter gratuitement de leur don un nombre croissant de personnes. Et force est de constater qu’au-delà de toute explication rationnelle, les résultats sur le bien-être du patient sont souvent réels.
Le lien suivant vous conduira à un reportage audiovisuel d’une douzaine de minutes sur l’un de ces guérisseurs qui a découvert son don par hasard (comme c’est souvent le cas) à l’adolescence.
http://www.swissinfo.ch/fre/multimedia/video/Le_secret.html?cid=294704
Ici, vous trouverez des adresses de personnes pratiquant le secret par téléphone et de manière bénévole. Douleurs, verrues, brûlures, eczéma…Peut-être pourront-ils vous aider :
http://www.gedelaloye.ch/listedons.htm
Bonne fin de semaine
Did
L’art de se laver les mains
Vendredi, janvier 13th, 2012 par DidOn le sais depuis le milieu du 19em siècle, le manque d’hygiène des mains est un facteur prépondérant dans la
transmission des infections. Ceci est d’autant plus vrai en période hivernale où virus et bactéries s’en donnent à coeur joie. Reste que pour un maximum d’efficacité, on ne devrait pas se laver les mains n’importe comment. L’usage de savon ou de solutions hydro-alcooliques est indispensable. Le lavage devrait également durer assez longtemps (environ 1 minute) et sur toutes les surfaces de la main. Le séchage devrait se faire avec une serviette à usage unique. Eviter les souffleries d’air chaud (par exemple au restaurant) car elles projetent des germes sur vos mains (!). Ensuite, utilisez la serviette pour fermer le robinet et aussi pour la porte. Toujours avec l’exemple du restaurant, pensez à tous ceux qui ont appuyé sur la poignée de la porte des toilettes sans s’être lavé les mains auparavant.
Pour plus de détails, voyez les recommandations de l’OMS à ce sujet :
http://www.who.int/csr/resources/publications/swineflu/AH1N1_clean_hands/fr/index.html
Bonne fin de semaine
Did
Pharmacies de quartier : un rôle social sous-évalué
Mardi, janvier 3rd, 2012 par Did
A l’aube de cette nouvelle année où certaines caisses maladies font pression sur leurs affiliés afin qu’ils se fassent envoyer leurs médicaments par la poste…où les grandes surfaces cherchent à se positionner sur le marché du médicament……où les achats sur Internet sont en constante augmentation…
A l’aube de 2012, nous devons nous poser cette question : dans quelques années, aurons-nous toujours envie d’avoir, près de chez nous, une petite pharmacie de quartier, accueillante, offrant un service de qualité et de proximité. Souhaiterons-nous toujours bénéficier d’un suivi thérapeutique de pointe, avec un personnel qui connaîtrait notre cas de manière approfondie ? Avec un personnel prêt à se déplacer chez nous pour nous livrer un médicament en urgence si nous ne pouvons pas sortir ? Nous dispensant les premiers soins si nous sommes tombés dans la rue ? Nous escortant jusqu’à la permanence voisine si nécessaire ? Avec un personnel prêt à passer du temps avec nous pour nous conseiller au mieux, ou tout simplement nous écouter ? Et souvent, faut-il le rappeler, gratuitement.
Si la réponse est oui, alors soyons sur nos gardes. Soyons sur nos gardes, car la tendance ne va pas du bon côté. Face à la pression des grands groupes et de certains assureurs intéressés par leurs seuls profits, les petites officines de quartier telles que nous en connaissons encore, risquent d’avoir de plus en plus de difficultés à tourner.
Or, ces petites structures sont un ciment social important et qui permet de réaliser de nombreuses économies sur les coûts de la santé…contrairement à ce qu’on essaye toujours de nous faire croire. Car le pharmacien agit en quelque sorte comme un filtre, permettant par ses conseils gratuits d’éviter de coûteuses (et parfois inutiles) consultations médicales ; détectant les erreurs et les imprécisions parfois présentes sur les ordonnances ; permettant par sa présence de rompre la solitude quotidienne de nombreuses personnes, souvent âgées, mais aussi plus jeunes et parfois désocialisées ; remplissant un rôle de confident. Quelles économies sont ainsi réalisées ? Personne ne peut le dire, mais elles sont sans doute très importantes.
Bien sûr, la pharmacie est un commerce, et comme tout le monde, le pharmacien doit gagner sa vie. Mais il y a la manière. A commencer par ne pas le faire au détriment du patient et de la qualité des prestations de soins. Quand vous irez retirer vos médicaments à la poste ou dans une grande surface ; quand vous commanderez sur Internet ; quand votre médecin vous remettra systématiquement lui-même vos médicaments ; bref, quand l’officine de quartier aura fini d’exister, alors qu’on le veuille ou non, le système de santé suisse aura perdu en qualité. Car ces petites pharmacies ont su, depuis toujours, trouver cet équilibre, somme toute fragile, entre le commercial et l’humain. Indispensable équilibre que nous devons tout faire pour conserver.
Ce sera donc notre vœu pour la nouvelle année.
Did