Parkinson : nouvelle hypothèse sur les origines de la maladie
La maladie de Parkinson se caractérise par une dégradation de certains neurones dans le cerveau. Ces neurones étant responsables du contrôle du mouvement, le malade va souffir notamment de rigidité musculaire, de tremblements et verra sa mobilité réduite. Les traitements actuels visent principalement à agir sur les 2 substances chimiques impliquées dans le développement de la maladie dans le cerveau, à savoir la dopamine et l’acétylcholine.
Il y a une dizaine d’années, un chercheur allemand de renom émettait l’hypothèse que l’origine de la maladie pouvait trouver sa source dans une…infection virale ou bactérienne au niveau des intestins (!). Les symptômes au niveau du cerveau n’étant, selon lui, que le résultat d’un processus commencé plusieurs années auparavant. Cette hypothèse, d’abord rejetée par le reste de la communauté scientifique, semble aujourd’hui plus crédible au fur et à mesure que des éléments d’observation viennent ajouter de l’eau à son moulin. Sans détailler tout le raisonnement qu’il y a derrière cette nouvelle hypothèse, certains éléments sont troublants. Ainsi, on a récemment observé une régression des symptômes de Parkinson chez un patient traité par des antibiotiques pour une infection intestinale causée par la bactérie Clostridium difficile. Sur sept autres patients ayant subit un tel traitement, on a constaté une belle amélioration chez six d’entre eux.
Autre élément : la zone intestinale, il faut le savoir, est entourée d’un grand nombre de neurones, autant que dans la moelle épinière. Or, en analysant les intestins de malades, on s’est aperçu que certaines lésions observées généralement dans leur cerveau se retrouvaient également au niveau des neurones qui entourent l’appareil digestif. Ceux-ci seraient même attaqués des années avant le cerveau, vers lequel la maladie migrerait ensuite.
Le scénario avancé est le suivant : une banale infection alimentaire, des bactéries libérant des composés toxiques traversant les parois intestinales et empêchant la dégradation d’une protéine, l’alpha-synucléine. En s’accumulant, celle-ci causerait la mort des neurones en périphérie des intestins, puis dans le cerveau.
Evidemment, tout n’est pas si simple et de nombreux points restent pour l’heure sans réponse. Notamment, quel est le pathogène (bactérie, virus…) qui déclencherait le processus dégénératif ? Mais si les données continuent à s’accumuler dans ce sens, on pourrait commencer à détecter la maladie à un stade bien plus précoce qu’aujourd’hui. Et peut-être, un jour, traiter la maladie avant même l’apparition des premiers signes.
Bonne fin de semaine
Did
Étiquette: Parkinson
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