Le magnésium : de multiples propriétés

décembre 4th, 2016 par Did

On le connait principalement pour le rôle qu’il joue contre les crampes. Pourtant, le magnésium possède bien d’autres propriétés que nous vous invitons à découvrir aujourd’hui. On lui connaît plus de 300 fonctions : réparation cellulaire, production d’énergie, reproduction, activité cérébrale, adaptation au stress…Or, il semble que nous soyons nombreux à en manquer ce qui peut provoquer des symptômes variés : crampes, battements de paupières involontaires, augmentation de l’irritabilité, troubles du sommeil ou encore fatigue. Parfois, on note une augmentation de la pression artérielle et des troubles du rythme cardiaque. Le magnésium joue aussi un rôle prépondérant dans la structure osseuse. Le calcium est certes important, mais il n’est pas le seul. On devine l’effet négatif d’un manque de magnésium sur les os. Or, nos besoins quotidiens sont d’environ 350mg chez l’homme et 300mg chez la femme. Et ces besoins augmentent en cas d’effort physique, de grossesse ou d’allaitement. Il est donc important d’avoir un apport régulier. Par chance, on trouve le magnésium dans de nombreux aliments : les céréales complètes, les légumes verts, les noix et autres oléagineux (amandes, tournesol, courge…), les bananes et le chocolat, sans oublier certaines eaux minérales. Le souci vient souvent du fait que nous consommons beaucoup de produits raffinés appauvris en minéraux. Cela explique qu’une bonne partie de la population soit en manque de magnésium. Si malgré une alimentation appropriée vous souffrez de crampes, de fatigue, ou d’autres symptômes pouvant être liés à une carence en magnésium, il existe de nombreuses préparations disponibles en pharmacie. Certaines sont en vente libre, tandis que d’autres nécessitent une ordonnance. Nous vous conseillerons avec plaisir.

Bonne semaine

Did

La maladie de Lyme : des tiques sans éthique

novembre 27th, 2016 par Did

L'érythème migrant

La maladie de Lyme, appelée aussi « borréliose », peut se transmettre par la tique lorsqu’elle vous mord si elle est porteuse de la bactérie Borrelia. Rien qu’en France, 27000 personnes seraient infectées chaque année, mais ce chiffre – en constante augmentation depuis 20 ans – pourrait en réalité être au minimum doublé. Pourquoi ? Parce que la maladie de Lyme est en réalité difficile à diagnostiquer et que du coup, beaucoup de patients passent à travers les mailles du filet. Dans un premier temps, la maladie provoque fièvre, forte fatigue, maux de tête et douleurs articulaires. On ne relie pas forcément ces symptômes à une morsure de tique. A ce stade, le seul moyen d’identifier avec certitude une maladie de Lyme est la présence d’un ERYTHEME MIGRANT. Cette auréole rouge apparaît autour de l’endroit de la morsure dans les jours qui la suivent. Elle va grandir et s’étendre pour atteindre une taille allant parfois jusqu’à 50cm de diamètre. Un érythème migrant est facile à identifier et permet d’entamer un traitement antibiotique rapidement. Le problème, c’est que cet érythème caractéristique ne se manifeste pas tout le temps. Là, le diagnostique devient plus compliqué. Si rien n’est fait, les symptômes de type grippal dont on parlait plus haut vont disparaître, puis le patient va retrouver une vie normale. Quelques mois plus tard, cependant, d’autres symptômes vont se manifester : troubles cardiaques, paralysie faciale, troubles psychiatriques…On comprend à ce stade la difficulté de faire le lien entre une morsure de tique dont on n’aura sans doute aucun souvenir et ce genre de pathologies. Que faire alors ? Des tests sanguins existent mais ne donnent pas toutes les garanties, loin de là : faux positifs et faux négatifs, mauvais ciblage des bactéries à rechercher (il existe plusieurs souches de Borrelia), bref…En l’absence de l’érythème caractéristique de la maladie, il est très difficile de poser un diagnostique définitif. En attendant une amélioration des tests de dépistage, mieux vaut privilégier la prévention : éviter les herbes hautes, se couvrir les jambes lors de ballades dans la nature…En rappelant pour conclure que fort heureusement, toutes les tiques ne sont pas porteuses de la maladie.

Bonne fin de semaine

Did

L’huile d’Argan

novembre 18th, 2016 par Did

Depuis des milliers d’années, au Maroc, pousse l’arganier. L’huile d’Argan est tirée des fruits de cet arbre, et plus précisément des amandes qu’ils contiennent. Il faut environ 70kg de fruits pour donner 1 litre d’huile à laquelle on prête de nombreuses propriétés. Très riche en vitamine E antioxydante et en acides gras insaturés, l’huile d’Argan est beaucoup utilisée pour les soins de la peau et des cheveux. Elle possède des propriétés hydratantes et redynamisantes et préserve ainsi le dessèchement de la peau et son vieillissement prématuré. La teneur de l’huile d’Argan en vitamine E est supérieure à celle de la plupart des autres huiles. Cela lui confère des propriétés régénérantes sur la peau et de ce fait, on l’utilise par exemple en cas d’eczéma, de gerçures ou pour traiter certaines brûlures. On prête également à cette huile un effet régulateur séborrhéique d’où une utilisation possible en cas d’acné juvénile, mais cette indication ne fait pas forcément l’unanimité : l’huile d’Argan contient des squalènes et de l’acide oléique qui sont deux composés plutôt comédogènes qu’il faudrait justement éviter en cas d’acné. Enfin, l’huile d’Argan peut être utilisée dans l’alimentation. Assurez-vous à ce titre que celle que vous achetez est bien prévue pour cela. Riche en acide oléique, elle aurait un effet sur la régulation du cholestérol à raison de 2 cuillères à soupe par jour pendant quelques semaines. En alimentaire, elle devrait être utilisée plutôt crue.

Bonne fin de semaine

Did

La caféine améliore bel et bien l’efficacité des antidouleurs

novembre 11th, 2016 par Did

Cela ne vous a peut-être pas échappé : depuis quelques années, la caféine a fait son apparition dans la composition de certains médicaments antidouleurs. Ainsi, on peut la trouver associée à du paracétamol dans plusieurs préparations vendues sans ordonnance. La caféine améliorerait l’efficacité du paracétamol et l’effet antidouleur serait ainsi renforcé. Une fantaisie de plus ? Pas vraiment. De nombreuses études ont été menée sur la pertinence d’utiliser la caféine en association avec des antidouleurs. Une vingtaine d’entre elles a été compilée et analysée par une organisation internationale – la Collaboration Cochrane – formée de professionnels de la santé indépendants, de tous les pays ou presque. Il en ressort que la caféine a bel et bien un effet, certes modeste, sur l’efficacité de l’analgésique. Associée au paracétamol à hauteur d’une cinquantaine de milligrammes par comprimé, mais aussi à de l’aspirine ou de l’ibuprofène, le résultat est toujours favorable : on améliore l’effet antidouleur d’une dizaine de pourcents. Ceci étant dit, la présence de caféine dans le remède a un coût : approximativement 2 fois plus cher pour 500mg de paracétamol associé à de la caféine que pour du paracétamol seul. La solution est toute trouvée : en prenant un café avec le médicament, la dose de caféine absorbée sera suffisante pour qu’un effet médical se manifeste. Une grande tasse contient en moyenne 100mg de caféine et une consommation quotidienne inférieure à 500mg est sans danger. Cela pourra causer au pire quelques troubles du sommeil.

Bonne fin de semaine

Did

Antitussifs : du bon et du moins bon

novembre 4th, 2016 par Did

Schématiquement, les remèdes contre la toux peuvent être divisés en deux catégories : ceux agissant contre la toux grasse et ceux agissant contre la toux sèche. Les premiers permettent une fluidification des mucosités encombrant les voies respiratoires ce qui rend leur évacuation plus facile. Avec les bronches libérées, la toux s’apaise. Les second combattent la toux irritative en diminuant ce réflexe naturel. Or, que ce soit pour une toux ou une autre, des dizaines de produits existent sur le marché et il est parfois difficile de s’y retrouver, d’autant que les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. C’est du moins ce qu’a démontré une étude parue en novembre 2015 et menée par le magasine français « 60 millions de consommateurs ». Sur 37 médicaments destinés à combattre la toux, on a évalué notamment le rapport bénéfice/risque de la molécule, c’est-à-dire qu’on s’est posé la question de savoir si les effets contre la toux étaient suffisants par rapport aux effets indésirables encourus. Les spécialistes ont également relevé les ingrédients à risques de chaque formulation en tenant compte des excipients (substances non actives pharmacologiquement mais présentes dans la préparation). La conclusion est simple : parmi les remède contre la toux grasse, aucun n’a présenté un réel effet thérapeutique. Tout au moins, la démonstration d’une réelle efficacité n’a pas été faite. Quant aux préparations pour la toux sèche, seules cinq d’entre elles ont été jugées positivement, tandis que cinq autres devraient être évitées. Entre les deux, une dizaines de médicaments n’ont pas démontré de réel effet, sans toutefois provoquer d’effets secondaires notables.

Que faut-il en penser ? Concernant les préparations pour la toux grasse, le débat n’est pas nouveau. Les molécules utilisées sont destinées à augmenter la fluidité du mucus afin d’en faciliter l’expectoration. Si l’effet est controversé, ces médicaments ne présentent pour ainsi dire pas d’effets secondaires et peuvent être administrés sans autre risque, même chez le jeune enfant. Pour les préparations contre la toux sèche, des sous-catégories existent : les sirops homéopathiques Stodal et Drosetux qui ont été testés n’ont pas démontré d’efficacité. D’autres molécules comme l’oxomémazine (Toplexil) sont quant à elles, déconseillées. Beaucoup d’antitussifs sont à base d’opiacées comme la codéine ou de dérivés d’opiacées. Ces derniers ont des effets contre la toux sèche indiscutables, mais présentent également des effets secondaires qui doivent inciter à la prudence, comme la somnolence. Voir à ce sujet le billet du 18 décembre 2015 consacré à la codéine. Selon l’étude qui nous intéresse, c’est un dérivé opiacé qui devrait être privilégié : le dextrométorphane semble en effet agir avec une certaine efficacité tout en ne présentant pas (trop) d’effets indésirables (la somnolence restant toujours possible).

Pas de découragement cependant, car d’autres alternatives existent : le jus de rave (voyez le billet du 7 février 2014) ou le sirop de sureau pour la toux sèche ; les inhalations de vapeur d’eau chaude pour la toux grasse. L’expérience de nos grands-parents semble montrer que ces vieux remèdes ne fonctionnent pas si mal.

Bonne fin de semaine

Did