Prudence au soleil

juillet 1st, 2016 par Did

Avec le retour de l’été, les rayons du soleil vont se mettre à taper plus fort. C’est l’occasion de rappeler quelques règles de prudence essentielles. Car le mélanome – ou cancer de la peau – est une des formes de cancer les plus fréquentes. Bien que les chances de guérison soient élevées (90% de rémission), des mesures simples peuvent permettre d’éviter la maladie, ou tout au moins, de la détecter à un stade précoce, ce qui améliore grandement les chances de guérir.

On se rappellera donc qu’une exposition prolongée au soleil est néfaste pour la peau, notamment pendant les heures les plus chaudes de la journée (12h-16h). De telles expositions répétées fragilisent l’épiderme et accélèrent son vieillissement. On se rappellera aussi que l’usage de crèmes solaires est indispensable, notamment chez les enfants dont la peau est plus sensible que celle de l’adulte. Cependant, la crème solaire ne dispense pas de respecter les pratiques de prudence dont on parle ici. Les enfants devraient d’ailleurs porter chapeau et tee-shirt au moins durant les heures où le soleil est le plus haut. A la piscine ou à la plage, l’ombre reste notre meilleure amie.

Si elles sont bien appliquées, ces mesures devraient diminuer les chances, ou plutôt les malchances, de développer un mélanome au cours de sa vie. Ensuite, pour en détecter l’éventuelle apparition, il existe une méthode d’auto-contrôle simple à mettre en œuvre. On devrait l’effectuer au moins une fois par année. Il s’agit de consacrer une quinzaine de minutes à rechercher partout – on a bien dit partout – sur le corps la présence éventuelle d’un grain de beauté anormal. La méthode ABCDE permet de se souvenir des éléments qui devraient nous alerter :

A = Asymétrie : la forme est irrégulière
B = Bords irréguliers : les bords ne sont pas lisses
C = Couleur : alors qu’un grain de beauté sain est de couleur uniforme, un mélanome est souvent de plusieurs couleurs.
D = Diamètre : le diamètre est supérieur à 5 ou 6 millimètres
E = Evolution : la tache grossit ou se modifie avec le temps.

Si une ou plusieurs de ces caractéristiques sont présentes, il serait bon de visiter un médecin afin qu’il pose un diagnostique. Comme on l’a dit, si le problème est pris assez tôt, il a de très grandes chances d’être rapidement résolu. A ce titre, le point E, l’Evolution, est très important. C’est pourquoi pratiquer l’auto-contrôle à intervalles réguliers permettra au fil du temps de détecter facilement toute nouvelle apparition suspecte ou tout changement anormal. En cas de doute, une consultation chez le dermatologue est préférable.

Bonne fin de semaine

Did

Certaines caries peuvent guérir toutes seules

juin 25th, 2016 par Did

Lorsque la carie en est à son début, elle est capable 1 fois sur 2 de guérir toute seule. Ce système d’autoréparation est en train de trouver écho auprès de chercheurs de plus en plus nombreux. Car jusqu’à maintenant, au moindre début de carie, les dentistes avaient tendance à sortir la grosse artillerie : fraisage et plombage. Or, tant que l’atteinte de la dent n’est pas trop sévère, autrement dit tant que ce n’est que la partie extérieure (émail) qui est touchée, des phases naturelles de réparation alternent avec des phases de destruction, et cela pendant une durée moyenne de 4 ans. Au terme de cette période – qui peut varier d’un individu à l’autre – soit la carie a progressé et le recours au dentiste est nécessaire, soit les processus de réparation ont pris le dessus et la carie disparaît. La proportion de une sur deux n’est pas donnée au hasard : il s’agit du fruit de recherches menées sur des centaines de patients.

Intéressant n’est-ce pas ? D’autant que cette autoréparation peut être aidée par des moyens simples : modification des habitudes alimentaires et hygiène buccale appropriée. Il reste cependant nécessaire de consulter son dentiste régulièrement, car la carie doit être dépistée lorsqu’elle est récente. Une visite une fois par année reste donc recommandée. Quelles mesures prendre ? Evidemment, cela va dépendre des patients. Parfois, il faudra réduire la consommation de sucre. Améliorer son brossage ou éviter de grignoter. D’autre fois, l’application de gel fluoré sur les dents suffira. A ce titre, le fluor est un excellent protecteur contre la carie, mais il doit être bien utilisé car un surdosage à long terme peut s’avérer dommageable. C’est ainsi que sur les 6 stades d’évolution de la carie, seuls les deux derniers, caractérisés par une atteinte de la structure interne de la dent (dentine), nécessiteraient un usage de la fraise. Pour les 4 autres stades, la méthode préventive devrait d’abord être appliquée. Ensuite, si la carie n’évolue pas dans le bon sens, il sera toujours temps de fraiser et plomber.

Cette nouvelle dynamique consistant à favoriser l’autoréparation est en plein essor dans la dentisterie mondiale. Ainsi, la prochaine fois que votre dentiste vous détecte une carie et que vous le voyez sortir sa perceuse…pardon, sa fraise, n’oubliez pas de lui en glisser un mot.

Bonne fin de semaine

Did

Une médecine du futur : les implants biologiques autonomes

juin 17th, 2016 par Did

Transformer cellules et bactéries en robots autonomes capables de détecter tout dérèglement de notre organisme et d’y remédier instantanément ? De la science fiction ? Plus vraiment si l’on en croit les dernières avancées en biotechnologies. En transformant génétiquement des cellules et des bactéries, il devient possible de les rendre capables de détecter les signes de telle ou telle maladie. Par exemple, elle peuvent reconnaître la présence de cellules cancéreuses ou de modifications physiologiques typiques d’une pathologie. Mais ce n’est pas tout. Ces cellules pourraient ensuite synthétiser des molécules thérapeutiques capables de traiter la maladie. Sous forme d’implants placés sous la peau ou directement dans certains organes du patient, il serait même possible d’agir préventivement sur les maladies. Les avantages ? Des délais très raccourcis entre le diagnostique et le début de la thérapie, une meilleure adhésion du patient qui n’aurait plus besoin de penser à son traitement tous les jours et enfin, la possibilité de produire le médicament nécessaire directement « dans » le malade. Conséquence notable : des coûts de production drastiquement revus à la baisse.

Un concept novateur à suivre ces prochaines années

Bonne fin de semaine

Did

Décoloration de la peau (partie 2) : le Pityriasis versicolor

juin 10th, 2016 par Did

Les symptômes du Pityriasis versicolor peuvent être confondus, au moins au début, avec le vitiligo dont on a discuté la semaine dernière. Cependant, le Pityriasis reste une affection bénigne qui peut être soignée bien plus facilement que le vitiligo. Il est causé par la présence excessive d’un champignon à la surface de la peau. Il s’agit autrement dit d’une mycose causée par une levure et dont les conséquences peuvent être une dépigmentation locale de l’épiderme. Le Pityriasis peut toucher tout le monde mais se développe préférentiellement dans les zones chaudes et humides, comme toutes les mycoses. Sa période de prédilection est donc l’été. Il se manifeste principalement sur le thorax ou le haut du dos, mais peut au final se développer sur n’importe quelle partie du corps. Les taches peuvent prendre différentes couleurs (d’où le terme de « versicolor ») allant du rose au beige, en passant par le blanc. Sur une peau bronzée, les taches blanches se distinguent plus nettement.

En pharmacie, nous pourrons vous proposer l’application d’une crème antimycotique à mettre 2 fois par jour jusqu’à disparition des symptômes. Cependant, il faut garder en tête que seul un dermatologue sera capable d’établir un diagnostique fiable de l’origine de la dépigmentation dont vous souffrez. Il est tout à fait possible de traiter la zone pendant quelques jours et de voir si un résultat est obtenu. Le piège étant que la dépigmentation va persister même si l’infection est enrayée. Seule une nouvelle exposition au soleil pourra redonner une couleur uniforme à l’épiderme. Quoi qu’il en soit, sans amélioration ou si la dépigmentation s’étend, on préférera vous orienter vers la consultation d’un spécialiste.

Bonne fin de semaine

Did

Décoloration de la peau (partie 1) : le vitiligo

juin 3rd, 2016 par Did

Des taches blanches qui apparaissent sur la peau sans raison apparente ? Vous souffrez peut-être de vitiligo. Les mélanocytes, cellules responsables de la coloration de la peau, sont détruits. Conséquence, la peau perd sa pigmentation. L’intensité des symptôme et la localisation des taches sont très variables d’une personne à l’autre. La maladie n’étant ni douloureuse ni contagieuse, elle n’en est pas moins parfois difficile à gérer d’un point de vue psychologique, surtout quand elle touche des parties du corps visibles par tous comme le visage ou les mains. Le vitiligo n’est pas si rare : une personne sur cent en est atteinte. Il apparaît généralement à l’âge de l’adolescence ou chez l’adulte avant 30 ans. On ne sait pas encore très bien ce qui cause son apparition. Certains gênes sont apparemment impliqués, ce qui explique que les membres d’une même famille soient plus enclins à développer la maladie. Le système immunitaire y joue également un rôle très important. On aurait donc affaire à une maladie auto-immune, notre propre immunité se retournant contre nous.

Pour l’heure, on ne sait pas vraiment comment se prémunir contre l’apparition d’un vitiligo. Si le stress ou un grand choc émotionnel peuvent être des facteurs aggravants, ils ne sont sans doute pas à l’origine du problème. Tout au plus peut-on recommander aux personnes atteintes de bien se protéger du soleil : la peau étant dépigmentée, les risques d’attraper des coups de soleil et leurs conséquences à long terme (cancer de la peau) sont plus importants.

Au niveau des traitements, la PUVAthérapie (utilisation de psoralène en association avec des rayons UVA) ou des traitements locaux agissant sur le système immunitaire permettent souvent d’obtenir une repigmentation de la peau. Les corticostéroïdes sont utilisés, mais aussi des molécules plus spécifiques (tacrolimus). Les traitements par des rayons ultraviolets de type B sont souvent un premier choix dans les formes de vilitigo les plus courantes. Ils présentent moins d’effets secondaires que la PUVAthérapie. Dans des cas extrêmes où le vitiligo recouvre la plus grande partie du corps, une démarche inverse peut être tentée : on dépigmente le reste de la peau encore intacte afin d’obtenir une couleur uniforme partout. Ces traitements ne sont pas sans effets secondaires (démangeaisons, sécheresse de la peau, brûlures…). Enfin, si les symptômes ne sont pas trop étendus, il est tout simplement possible de masquer les taches à l’aide de produits cosmétiques appropriés.

Voici un lien vers la société suisse du psoriasis et du vitiligo. Communiquer avec des personnes souffrant du même problème que le nôtre est souvent une démarche bénéfique : http://www.spvg.ch/home-fr.html

Bonne fin de semaine

Did