Bactéries multirésistantes : on tient peut-être un moyen de les combattre

août 26th, 2016 par Did

Un bactériophage...

L’utilisation abusive et surtout à mauvais escient des antibiotiques ces dernières décennies pose un vrai problème de santé publique. De plus en plus de souches bactériennes deviennent insensibles aux traitements. L’une d’entre elles, particulièrement inquiétante, est une souche du genre Escherichia coli. Elle est responsable d’infections urinaires, de pneumonies et de septicémies qu’il devient très difficile, voire impossible de traiter par les antibiotiques. Cette souche, devenue multirésistante par notre faute, ne répond plus aux traitements. Or, des équipes de chercheurs ont peut-être trouvé la parade sous la forme d’un…virus. En effet, ce virus est bactériophage, c’est-à-dire qu’il infecte la bactérie et la détruit. Plus précisément, celui-ci s’attaque spécifiquement à des colonies d’E.coli multirésistantes, sans pour autant infecter les cellules humaines. Testé chez des souris, le bactériophage a permis de réduire la charge bactérienne d’un facteur de 40 à 1000 fois. A ce stade, les chercheurs espèrent pouvoir commencer des essais cliniques sur l’homme rapidement afin de voir si il serait possible d’obtenir la guérison des patients. A défaut, ils espèrent au moins éviter une dissémination de la souche multirésistante à l’échelle mondiale.

Les antibiotiques sont un outil merveilleux. Ils ont changé la face du monde. Faisons un effort de mémoire et souvenons-nous qu’au moyen-âge, la pandémie de peste noire a décimé en quelques années près de la moitié de la population européenne. A l’heure des grands échanges internationaux, insistons encore une fois sur l’absolue nécessité d’utiliser les antibiotiques avec parcimonie et uniquement en cas de nécessité. Ce n’est qu’une question de bon sens.

Bonne fin de semaine

Did

Les poux : prévenir plutôt que guérir

août 19th, 2016 par Did

On a déjà discuté ici des méthodes d’éradication de ces charmantes bestioles lorsqu’elles ont décidé de coloniser une chevelure. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur ce qu’il est possible de faire dans le domaine de la prévention. Tout d’abord, il faut savoir que les poux peuvent s’implanter aussi bien sur une chevelure longue que sur une chevelure courte. Il faut vraiment couper très très court – moins de 2 centimètres – pour empêcher qu’ils ne s’accrochent. Cependant, des cheveux plutôt courts peuvent faciliter la recherche des poux et des lentes. On privilégiera donc, si c’est possible, des cheveux pas trop longs. On conseille ensuite de jeter un coup d’œil aux cheveux une fois par semaine, surtout si vous avez eu vent d’une épidémie à l’école ou ailleurs. Un contrôle visuel, notamment de la base des cheveux, permettra de détecter immédiatement la présence du cher animal et d’agir de manière précoce avant qu’il ne se multiplie et que des démangeaisons apparaissent. Mieux encore, l’utilisation d’un peigne à poux. Mouillez les cheveux et passez le peigne mèche par mèche, de la racine à la pointe. Les poux et leurs œufs n’y échapperont pas. Des remèdes préventifs existent aussi. Les shampoings à l’écorce de saule utilisés 2 ou 3 fois par semaine (ou tous les jours si vous voulez) peuvent être utilisés dans ce but. Egalement, l’huile essentielle de lavande aurait une action de prévention, même si elle n’est pas réellement démontrée. Si vous optez pour cette dernière solution, prenez soin de diluer l’huile essentielle dans un peu d’huile neutre (huile d’amande douce, huile d’olive…). L’huile essentielle de lavande utilisée pure peut en effet être un peu agressive pour la peau de l’enfant. Appliquez ensuite derrière les oreilles et la nuque. Enfin, sans tomber dans la psychose, on peut expliquer aux enfants que les peluches et les chapeaux ne sont pas faits pour être partagés avec les petites copines et les petits copains.

Bonne fin de semaine

Did

Les oligo-éléments

août 11th, 2016 par Did

Pour bien fonctionner, notre organisme nécessite la présence de minéraux qui nous viennent de notre alimentation. Certains sont présents en grandes quantités comme par exemple le sodium (sel), le calcium ou le magnésium. D’autres, en revanche, ne sont nécessaires qu’en toutes petites proportions. On parle alors d’oligo-éléments (oligo-, du grec signifiant « peu abondant »). C’est le cas par exemple de l’aluminium, du cuivre, de l’or ou de l’argent. Si l’on manque de l’un ou l’autre de ces composés, ou qu’au contraire il est présent en quantités trop importantes, certaines pathologies peuvent apparaître.

Les préparations contenant ces oligo-éléments viennent généralement sous forme de cocktails de vitamines et sels minéraux en comprimés ou comprimés effervescents. Cependant, il est possible d’avoir recours à des oligothérapies plus ciblées. Dans ce cas, votre pharmacie peut procéder à la préparation de mélanges d’oligos sur la base d’une prescription médicale en fonction du problème dont vous souffrez. Ainsi, l’association classique de cuivre-or-argent peut être utilisée en période hivernale afin de renforcer les défenses immunitaires. Ces préparations « sur mesure » se présentent sous forme liquide à prendre chaque jour pendant quelques semaines.

Le lien suivant recense les oligo-éléments essentiels, leurs rôles – souvent multiples – dans notre organisme, ainsi que les risques liés à un manque ou un excès de l’un d’entre eux. On y trouvera aussi les aliments dans lesquels ont peut puiser l’un ou l’autre de ces minéraux.

http://naturosante.com/rubriques/conseils/conseil.php?51

Bonne fin de semaine

Did

Connaissez-vous ce fantastique anti-inflammatoire ?

août 4th, 2016 par Did

Une petite devinette aujourd’hui. Dans la grande famille des anti-inflammatoires, on a tendance à me négliger, voire à m’oublier complètement. Souvent, on me préfère des comprimés, par exemple à l’ibuprofène ou au diclofénac. Ces molécules, certes efficaces, comportent aussi contre-indications et effets secondaires. Or, j’agis moi-aussi très bien contre l’inflammation. De plus, je présente de grands avantages :

1 : je suis dépourvue d’effets indésirables et n’intéragis avec aucun autre médicament
2 : je peux être utilisée par tout le monde
3 : je suis gratuite
4 : je suis facile d’emploi

On m’utilise en usage local par périodes de 15 ou 20 minutes, idéalement 3 à 4 fois par jour. Appliquée immédiatement après la lésion, je diminue considérablement l’œdème et le gonflement liés à des lésions telles que les entorses ou les coups. J’agis donc sur l’inflammation aiguë, mais on peut aussi m’utiliser lors d’inflammations chroniques. Durant l’application, il faut éviter de me mettre directement au contact de la peau, car paradoxalement, je peux brûler. On prendra donc soin de placer un tissu entre la peau et moi afin d’éviter toute lésion.

A ce stade, vous m’avez sans doute reconnue…

…je suis la glace.

Bonne fin de semaine

Did

Quelques médicaments à avoir chez soi

juillet 28th, 2016 par Did

Lorsque l’on se décide à faire le tri dans son armoire à pharmacie, il n’est pas rare que la plupart des médicaments qu’on y trouve soient périmés et inutilisés depuis des années. Cependant, on devrait toujours avoir quelques remèdes sous la main afin, si besoin, de pouvoir parer au plus pressé. Evidemment, il y a les traitements chroniques, personnels, et donc variables d’une personne à l’autre, mais on s’attardera plutôt ici sur les premiers soins et sur quelques médicaments toujours utiles. Cette liste – volontairement restreinte – n’est pas exhaustive. Libre à vous d’y ajouter ce qui vous semble utile selon vos besoins.

En cas de fièvre ou douleurs, le paracétamol est le premier choix. Bien toléré, avec peu d’effets secondaires, il peut être aussi bien utilisé chez l’adulte, l’enfant (à des doses adaptées) ou la femme enceinte. En second choix, l’anti-inflammatoire ibuprofène peut également trouver sa place dans votre pharmacie. Attention, cependant, cette molécule présente contre-indications et effets secondaires. Elle ne peut pas être utilisée dans tous les cas.

Toujours très utile à avoir chez soi, le gel à l’arnica pour les hématomes et autres contusions. A éviter sur les plaies ouvertes. Au même chapitre, la poche de gel à placer au congélateur. Elle vous permettra d’appliquer du froid sur la zone douloureuse, par tranches de 15 minutes et jamais directement sur la peau. Cette même poche de gel pourra aussi être chauffée au besoin, faisant ainsi office de bouillotte.

Bien entendu, quelques pansements et des compresses de gaze sont toujours utiles, par exemple en cas de coupure ou de blessure ouverte. Une solution désinfectante à base de chlorhexidine permettra de désinfecter localement au niveau de la blessure.

Enfin, pour la désinfection des mains ou des surfaces, l’alcool à 70% et les solutions alcooliques désinfectantes sont très efficaces.

Bien entendu, au-delà de ces indispensables, d’autres médicaments peuvent s’ajouter à la liste : antiallergique, crème cicatrisante de type Bepanthène…Une armoire à pharmacie est évidemment quelque chose de personnel. Rappelons enfin que l’automédication nécessite tout de même un minimum de prudence. En respectant les doses usuelles et en s’informant sur les effets secondaires et les éventuelles interactions, vous vous garantissez une meilleure sécurité. Et en cas de doute, votre pharmacie de quartier n’est pas bien loin.

Bonne fin de semaine

Did